La nuit et la matinée se passent. Personne.

—Vous allez partir deux par deux, chacun d'un côté. Vous, Froissard, avec l'Amiral, par là; vous, dans cette direction.

—Mon adjudant, il nous faudrait de l'eau.

On la mesure, l'eau. Celle qu'on pourrait tirer du puits n'est pas buvable, et il reste à peine un petit tonneau sur les quatre que les mulets ont apportés d'Aïn-Halib. La chaleur est accablante, justement.

—Ce ne sera pas trop d'un bidon, dit l'Amiral.

—Un bidon! comme vous y allez! s'écrie l'adjudant. Un demi-bidon, s'il vous plaît.

—Mais, mon adjudant, puisque le tonneau était encore plein tout à l'heure...

—Et ce qu'il m'a fallu pour ma toilette?

Nous avons un cri de stupéfaction.

—Sa toilette! le moment est bien choisi...