Or donc, à la belle youtresse,
Bérénice aux cheveux de nuit,
reine en exil et sa maîtresse,
Titus écrivit ce qui suit:

—«Madame, sans doute votre ire
«va me traiter de galvaudeux;
«néanmoins, il faut vous l’écrire:
«Madame, c’est fini nous deux!

«comme chante la Périchole,
«je vous aime de tout mon cœur;
«mais—on vous l’a dit à l’école?—
«le devoir doit rester vainqueur!

«J’aime votre face poupine,
«votre fessier au double mont,
«vos..... hélas! vous êtes youpine
«et j’ai peur de monsieur Drumont;

«vos yeux brillent comme une paire
«d’escarboucles sous vos sourcils,
«mais enfin monsieur votre père
«n’en était pas moins circoncis!

«Les doctrines anti-sémites
«ont fait dans le peuple romain
«(Dieu tout-puissant, vous le permîtes!)
«un épouvantable chemin!

«Parbleu! c’est de l’intolérance!
«Je sais qu’au faubourg Saint-Germain,
«un jour, les plus grands noms de France
«des juifs rechercheront l’hymen:

«on pourra voir une Turenne
«épouser Meyer; mais aussi,
«notez bien cela, grande reine,
«ce sera dans mille ans d’ici.

«Quant à moi, devancer la mode
«me paraît d’assez mauvais goût;
«mon peuple n’est pas très commode,
«fichtre! il s’en faut du tout au tout!

«Si je concevais le caprice
«à mon Sénat peu folichon
«d’exhiber une impératrice
«qui ne mangeât pas de cochon,