[237] Hort. Trans. t. III (1re série), p. 378.
[238] Rev. hort., 1875, p. 57.
On croyait la Ciboule Catawissa d’origine canadienne, mais les auteurs du Potager d’un Curieux, d’après le Dr Bretschneider, la présentent comme une plante chinoise. Un Français, nommé Louis Le Comte, jésuite, missionnaire en Chine en 1687, publia à Paris en 1696 un ouvrage intitulé Nouveaux mémoires sur l’état de la Chine, dans lequel il parle d’un Oignon chinois produisant des bulbes au lieu de fleurs. Cet Oignon paraît être celui qu’un ouvrage chinois a décrit et figuré au XIVe siècle. Le dessin, très reconnaissable, se rapporte bien à la Ciboule Catawissa[239].
[239] Potager d’un Curieux, 3e éd. p. 92.
La Ciboule est peu employée dans la région parisienne. Dans l’Anjou, en Touraine, on mange quelquefois des soupes à la Cive.
La Ciboulette, Civette ou Appétit, est une petite herbe aux feuilles fistuleuses, menues et pointues d’où son nom tiré du grec Schœnoprasum, Ail en forme de jonc. Cette petite plante à la fine odeur est cultivée depuis les temps les plus reculés pour condiment. Elle occupe une aire d’une immense étendue dans l’hémisphère nord de l’Ancien et du Nouveau Monde. Une variété rencontrée dans les Alpes paraît la plus voisine de la Civette cultivée.
La plante étant sauvage et commune en Italie et en Grèce, il est évident que les Anciens ont dû l’utiliser.
Est-ce, comme on l’a dit, le Scorodon Schiston de Théophraste ou le Gethillis d’Athénée ? On ne peut l’affirmer. Mais Britlas, du capitulaire de Villis de Charlemagne, peut être pleinement identifié avec la Ciboulette ; cette plante, en vieil allemand, ayant porté le nom de Brislauch. Au 16e siècle, la Ciboulette se trouvait dans tous les jardins d’Europe.
ECHALOTE
(Allium Ascalonicum L.)