[269] De stirpium (1542), p. 807.
[270] Hist. des plantes (1549), p. 120.
« En Allemagne il y en a de rouges et feuilles et racines lesquelles sont grosses comme des raves et sont si rouges qu’on estimeroit leur jus être du sang. Les Allemands mangent leurs racines en hyver, cuites entre deux cendres : et les dépouillant de leur pelure, petit à petit ils les mangent en salade avec un peu de poivre tout ainsi qu’on fait des carottes et y trouvent meilleur goût qu’aux carottes. Ils en usent aussi avec le rôty les ayans fait un peu cuire et couppé de travers en pièces et mises en composte, y mêlant du reffort sauvage découpé auparavant »[271].
[271] Commentaires, éd. Lyon, 1680, p. 200.
Le point de départ de toutes nos races actuelles se retrouve dans les bois gravés où les botanistes de la Renaissance ont figuré les types de Betteraves connus de leur temps :
I
Beta rubra, Lobel, Matthiole.
— rubra romana, Dodoens.
Rapum alterum, Tragus.
Rapum rubrum, Fuchs.
Beta nigra, Matthiole, Dodoens, etc.
La Bette rouge romaine, à la racine grosse et longue, doit être considérée comme le prototype de la variété actuelle rouge longue, la plus répandue sur les marchés.
II
Beta rubra, Matthiole, Camerarius, Dalechamps.