[383] Dupuy, l’Agric. et les classes agric. en Bretagne au XVIIIe s. (Ann. de Bretagne, t. VI (1890) p. 20). — Sée, Les Classes rurales en Bretagne, p. 419.

[384] P. d’Ardenne, Année Champêtre, 1769, t. II, p. 299. — t. III, p. 287.

[385] Corps d’Observations de la Soc. d’Agric. de Bretagne, t. II, p. 102, 105.

[386] Arch. Ille-et-Vilaine, série C. 81.

C’est le maréchal d’Harcourt et M. John de Crevecœur qui ont répandu la Pomme de terre dans le Calvados. Mustel, précurseur peu connu de Parmentier, l’a propagée dans toute la Normandie. Une lettre de Mustel à M. de Crosne, intendant de Normandie, en date du 12 septembre 1770, prie ce personnage de déterminer le ministre à affecter une somme suffisante pour la distribution gratuite de semences de Pomme de terre aux cultivateurs[387].

[387] Arch. Seine-Inférieure, série C. 118.

Dans le Beauvaisis, c’est M. le duc de Larochefoucauld-Liancourt qui a popularisé la Pomme de terre[388]. M. Dottin, grand agriculteur de Villers-Bretonneux, a été un zélé propagateur de la Pomme de terre en Picardie vers 1766.

[388] Mém. Soc. d’Agric. de la Seine, t. XII, p. 73. — Grare, Le canton d’Auneuil.

Le Patriote artésien, publication qui date de 1761, énumère la Pomme de terre parmi les productions naturelles de la province d’Artois[389]. En 1768, Le Bon Fermier, ouvrage publié par Bosc, indique (p. 268) la Pomme de terre comme une plante des plus communes et des plus vulgaires en grande culture dans l’Artois, « d’un usage général pour les hommes et les animaux ».

[389] Calonne (de), La Vie agricole sous l’ancien régime, p. 84, 304.