—Nous filons bon train de ce côté.

L'écran nuageux, qui s'était un moment entr'ouvert, venait de se refermer, et les voyageurs se trouvaient plongés de nouveau dans la masse épaisse de l'atmosphère.

Après avoir contrôlé l'affirmation du jeune comte et constaté, en effet, qu'emporté par un courant d'air formidable, l'appareil filait avec une vitesse prodigieuse, le vieux savant s'écria:

—Mais il ne faut pas nous laisser dévier... il nous faut descendre... descendre au plus vite... où que ce soit... mais descendre, sinon...

Il eut un geste tragique.

—Le parachute est trop léger, fit Jonathan Farenheit.

—Ou l'atmosphère trop dense, riposta l'ingénieur.

—Mais que faire? grommela l'Américain.

—Nous alourdir est impossible, murmura Ossipoff.

Ils se regardaient tous, anxieux, ne sachant quelle résolution prendre.