La parachute tombait comme une pierre.

—Des bateaux!... j'aperçois des bateaux! hurla Farenheit pour se faire entendre malgré les sifflements de la tempête.

—Nous en serons quittes pour prendre un bain sérieux, riposta Fricoulet, ces bateaux nous sauveront.

Ce furent les dernières paroles prononcées.

La nacelle venait de glisser dans le creux d'une vague; une montagne d'eau s'abattit sur elle, la chavirant, la roulant comme une simple épave.

Puis, entraînée par le poids du parachute qui, lui aussi, s'était abattu dans la mer, elle coula à pic, entraînant, dans les profondeurs mystérieuses de l'Océan vénusien, Ossipoff et ses hardis compagnons.


[CHAPITRE V]