—Pourquoi, dit alors Fricoulet, pourquoi ne nous en séparons-nous pas? L'appareil n'a-t-il pas été construit de manière à ce que les deux parties dont il se compose pussent être séparées l'une de l'autre! comment donc avons-nous abordé sur Vénus s'il vous plaît?

—Les conditions ne sont plus les mêmes, riposta Ossipoff, c'est la sphère et non la logette que nous avons abandonnée et puis, nous avions le parachute, tandis qu'à présent...

—À présent, il s'agit de faire sur Mercure tout le contraire de ce que nous avons fait sur Vénus. D'ailleurs, avez-vous un autre moyen? Si oui, nous sommes prêts à l'examiner et à l'adopter, s'il est préférable au nôtre?

—Non, je n'en ai pas, répondit sèchement le vieux savant.

By god! grommela l'Américain, vous en auriez peut-être trouvé un, si, au lieu de vous hypnotiser, l'œil vissé à votre lunette, vous aviez tourmenté un peu votre cervelle.

Ossipoff haussa doucement les épaules et allait, sans doute, retourner à son instrument chéri, mais Fricoulet l'arrêta:

—Non, dit-il, mon cher monsieur, laissez pour plus tard la continuation de vos études... en ce moment, il s'agit de nous mettre tous à la besogne, car le temps presse...

Le vieillard poussa un soupir.

—Voilà ce que nous allons faire, continua l'ingénieur; vous et sir Jonathan, vous allez emballer, empaqueter, le plus soigneusement possible, tous les objets contenus dans la logette et que vous reconnaîtrez nous être indispensables; Gontran et moi nous les amarrerons au fur et à mesure, sur le plancher circulaire qui court le long de la paroi intérieure de la sphère...