—Eh bien! monsieur Ossipoff? demanda M. de Flammermont avec un sourire railleur, que pensez-vous de cette tache solaire?

Le vieillard s'avança vers lui, la tête basse, l'air piteux:

—Ah! mon cher enfant, murmura-t-il en lui tendant la main, combien j'ai d'excuses à vous faire...

—Alors, vous convenez que les honorables sir Watson et Swift n'étaient pas des imbéciles? fit à son tour Farenheit.

Ossipoff enleva la calotte de drap qui lui couvrait le crâne.

—Sir Jonathan, répondit-il, acceptez en votre nom comme au nom de vos illustres compatriotes, toutes mes excuses.

L'Américain prit un air digne et répondit:

—Je les accepte, monsieur Ossipoff, en vous engageant à retenir cet exemple qui vous prouve combien on a tort d'accuser à la légère, sans avoir de preuves entre les mains.

Puis se tournant vers Gontran:

—Je tiens à vous dire devant tous que vous êtes un grand homme, un véritable savant que je suis heureux de connaître et d'apprécier à sa juste valeur.