—Oh! oh! fit M. de Flammermont d'un ton goguenard, messieurs les Martiens se rendent à leurs plaisirs.

—Ou à leurs affaires! reprit Farenheit.

—La nuit n'est généralement pas le moment que l'on choisit pour faire des affaires, reprit le jeune comte.

The business!! répliqua sentencieusement l'Américain.

Et se tournant vers Fricoulet.

—Ne m'avez-vous point dit, hier même, que ces gens-là, plus que nous encore, se conformaient à la devise: Time is money!

—Assurément! mais je ne vous ai point dit que ce temps, si précieux pour eux, ils le consacrassent aux affaires...

Sir Jonathan ouvrit des yeux énormes.

—À quoi donc, en ce cas, peuvent-ils employer leur temps?

—Je vous l'ai dit: les Martiens, doués par la nature d'une somme considérable de curiosité, consacrent leur vie à satisfaire cette curiosité... tout, pour eux est problème... et chaque fois qu'ils sont arrivés à en résoudre un,—si petit fût-il—ils sont persuadés d'avoir fait un pas vers l'absolue perfection,... aussi tous leurs efforts sont-ils dirigés vers la science,... la seule clé qui puisse leur ouvrir la porte de l'éternel mystère.