COUPS DE CANON ET COUPS DE FOUDRE
usques à quand, demanda tout à coup Farenheit, vous proposez-vous de me traîner ainsi à votre remorque, monsieur Ossipoff?
À cette question, ainsi posée à brûle-pourpoint, le vieillard ferma le carnet qu'il noircissait de chiffres et, relevant la tête, regarda fixement l'Américain:
—Mon cher sir Jonathan, répondit-il après quelques instants de silence, vous me demandez là un renseignement qu'il m'est assez difficile de vous donner.
—By God! exclama Farenheit, qui donc me le donnera, sinon vous?
—Moi, parbleu! dit Fricoulet.
L'Américain se précipita vers l'ingénieur.
—Oh! vous, dit-il, je savais bien que vous étiez un vrai savant.
—Moi! non, répliqua le jeune homme d'un air modeste, mais lui.