À TRAVERS L'ATMOSPHÈRE JOVIENNE

ssipoff avait rejoint sa lunette et repris ses observations astronomiques; du moment que tout danger immédiat était écarté, le vieillard jugeait inutile de perdre, dans l'angoisse, un temps qu'il pouvait employer à satisfaire l'ardente curiosité qui le dévorait.

Fricoulet avait dit qu'on pouvait être sauvé, c'était là, pour lui, le principal. Quant aux moyens employés pour cela, il s'en rapportait entièrement à M. de Flammermont du soin de les examiner, de les discuter, d'en vérifier la valeur.

Pour le moment, Gontran se tenait à côté de Séléna, et tous les deux considéraient, avec une curiosité inquiète, l'ingénieur occupé à aligner des chiffres.

Enfin Fricoulet suspendit son crayon, ferma son carnet et poussa un ouf! de satisfaction.

—Eh bien? demandèrent d'une même voix les deux jeunes gens.

—Eh bien!... ça marchera comme ça... du moins, il y a tout lieu de l'espérer.

Et, en faisant cette réponse encourageante, l'ingénieur se frottait énergiquement les mains.

—Y aurait-il indiscrétion à te demander quelques explications? fit Gontran.