—Pardon, monsieur Ossipoff, dit-il d'un ton fort aimable, pourriez-vous me prêter votre lunette quelques instants?

—Pourquoi faire? grommela le vieillard, furieux d'être dérangé dans ses études.

—Monsieur de Flammermont en aurait besoin pour remplacer un sextant.

Et, répondant au regard interrogateur que le vieux savant attachait sur lui, l'ingénieur ajouta:

—Il désire mesurer la hauteur du soleil, pour être fixé sur la latitude.

Le visage d'Ossipoff se dérida, comme toutes les fois qu'il était admis à constater les connaissances scientifiques de son futur gendre.

—C'est très bien, dit-il en tendant à Fricoulet la lunette demandée.

L'ingénieur revint vers le jeune comte en lui disant, assez haut pour être entendu du vieillard:

—Voici ce que tu désires.

Gontran prit machinalement l'instrument.