—En ce cas, s'écria l'ingénieur, à la besogne.

—Que faut-il faire?

—Nous débarrasser de l'hélice et du moteur; ensuite, nous installerons les conduites d'air comprimé.

Ossipoff hocha la tête.

—Nous débarrasser de l'hélice, bougonna-t-il, c'est fort facile à dire, mais le moyen.

—Très simple, répondit l'ingénieur.

Il alla au levier qui commandait le gouvernail.

—Attention, dit-il, je vais manœuvrer de façon à dresser verticalement l'appareil; donc, préparez-vous à changer de position.

Peu à peu, il manœuvrait le levier et l'Éclair, quittant la position horizontale, se levait sur son arrière, comme un cheval qui se cabre.

—Là, dit l'ingénieur au bout de quelques instants, voilà qui est fait; maintenant, au moyen de cet autre levier qui communique avec le tube central, je vais dévisser les pivots de l'arbre du propulseur, et l'hélice tombera tout d'une pièce dans le vide... Quant au moteur, il nous suffira d'entr'ouvrir le trou d'homme pour le jeter hors du wagon—ce sera une perte d'air de quelques mètres cubes... mais nous les rattraperons largement par la légèreté que nous acquerrons.