—Mais alors, dit Gontran, je n'ai pas dit une si grosse bêtise en parlant du pilote de Ménélas?
—Assurément non, puisque c'est lui qui a servi de parrain à l'étoile en question.
Un silence se fit, au bout duquel le jeune comte demanda:
—Et alors, tu crois que nous aurions quelque chance de retour?
—Assurément oui; maintenant nous ne sommes plus perdus et nous suivons un itinéraire qui doit forcément nous ramener dans la zone terrestre; tu comprends, nous quittons à toute vitesse la Voie Lactée, nous remontons vers l'hémisphère boréal, nous cinglons droit sur Sirius et...
Gontran posa, en souriant, sa main sur le bras de Fricoulet qui s'arrêta.
—Tu sais, dit-il, le père Ossipoff n'est pas là, donc, inutile de me rabattre les oreilles de tes petites explications... tu m'affirmes que nous avons retrouvé notre chemin, cela me suffit et, sans avoir besoin de plus amples explications, je vais annoncer cette bonne nouvelle à Séléna.
Comme il achevait ces mots, la jeune fille apparut dans l'encadrement de la porte.
—Qu'y a-t-il, mon ami? interrogea-t-elle.
—Grande nouvelle!... Bonne nouvelle! s'exclama comiquement Gontran, nous partons pour Sirius...