—Laquelle?
—Vous avez dit que l'étoile en question appartient à la troisième catégorie.
La jeune fille allait entrer dans de nouvelles explications, lorsque Fricoulet tendit à son ami son carnet sur une page duquel il avait, tout en écoutant Séléna, griffonné rapidement quelques lignes.
—Tiens, dit-il, lis ça, au besoin apprends-le par cœur, j'ai résumé le plus succinctement possible ce qu'il est indispensable de savoir.
Voici ce qu'il y avait sur le carnet de l'ingénieur:
Étoiles divisées en quatre catégories, au point de vue spectroscopique:
1º Étoiles blanches, telles que Sirius, Véga, Procyon, Altaïr—spectre presque continu avec raies de l'hydrogène, du sodium, du magnésium—température très élevée, atmosphère hydrogénée très dense—catégorie la plus nombreuse et comprenant plus de la moitié des étoiles connues.
2º Étoiles jaunes, telles que Aldébaran, Capella, Arcturus, dont les raies, semblables à celles de notre Soleil, trahissent la présence de l'hydrogène, du fer et du magnésium.
3º Étoiles orangées ou rougeâtres: Antarès, Miraceti, etc.—spectre composé de fortes lignes sombres et de points brillants lui donnant l'apparence de colonnes cannelées vues en perspective, d'où la supposition que l'on a, là, deux lumières distinctes superposées—atmosphère très absorbante, hydrogène presque absent, carbone abondant.
4º Étoiles rouges—spectre en colonnade, démontrant l'existence des composés du carbone, probablement d'oxydes gazeux, ce qui indiquerait une température très basse.