—Et c'est à une opération aussi délicate, qu'il faut que vous vous livriez pour établir où nous sommes? interrogea l'Américain avec quelque inquiétude.
—Mon Dieu oui, car je ne connais pas d'autre moyen.
En ce moment, Gontran prit son ami par le bras, et l'attirant un peu à l'écart, lui dit tout bas:
En haut, sur le carré, ils trouvèrent Farenheit qui s'acharnait vainement contre la porte de métal (p. 29).
—Tu viens de nous donner la signification du mot parallaxe, c'est fort joli; mais ce que je voudrais bien savoir, c'est ce en quoi consiste l'opération. Je ne me rappelle pas avoir lu, dans les Continents Célestes, rien qui ait trait à cela, et il se pourrait très bien que le père Ossipoff me poussât une «colle» à ce sujet-là.
Fricoulet se mit à sourire.
—Suppose, dit-il, que je représente par l'enceinte des fortifications de Paris l'orbite de Neptune, la dernière planète connue du système solaire l'orbite de la Terre occupera, au centre de cet espace, une aire à peu près égale à celle de la place de la Concorde; or, à cette échelle comparative il faudrait, pour atteindre l'étoile la plus voisine du système solaire, nous éloigner de plus de 30,000 kilomètres, c'est-à-dire à la distance de la Chine, en passant par le cap Horn.
—Nous éloigner! répéta Gontran, tout ahuri, pourquoi faire?
—Mais pour établir la parallaxe, malheureux!