—Eh bien?... demanda-t-il, comment va?

—Mieux... il est éveillé et désire parler à Gontran...

Le jeune comte se retourna et montra un visage tellement mécontent que Mlle Ossipoff en fut tout affectée.

—Qu'y a-t-il encore? ne put-il s'empêcher de bougonner entre ses dents.

—Tranquillisez-vous, lui répondit la jeune fille d'une voix triste; mon pauvre père se rend compte de son état et je ne crois pas que la conversation qu'il désire avoir avec vous doive rouler sur les questions astronomiques.

Alors, Gontran fut véritablement inquiet, et, avec sollicitude:

—Se sentirait-il plus mal?

—Au contraire; le cerveau est un peu dégagé, l'oppression de la poitrine a diminué et il paraît avoir ses idées très nettes.

En ce moment, une sorte de gémissement plaintif s'entendit dans la cage de l'escalier et Séléna ajouta:

—Mon père s'impatiente... venez-vous, monsieur Gontran?...