—Je vous défends de prononcer devant moi le nom de Mlle de Clairefont!... Le premier usage que je ferai de l'indépendance que j'ai reconquise sera pour corriger les drôles tels que vous, s'ils se permettent des familiarités que je juge abjectes! Tenez-vous-le pour dit, et prévenez vos camarades...
—Hé! là! ne nous fâchons pas! reprit mielleusement Fleury, je suis un homme pacifique... Je n'avais point l'intention de vous contrarier... Je n'ai que des idées conciliantes... Voyons! est-ce que vous laisserez votre père dans le chagrin, sans faire un pas vers lui? Allons! il a été vif, sans doute, mais vous, vous l'avez exaspéré... Ne peut-on concilier les choses?
Pascal s'efforça d'être calme; il voulut savoir quelle lâcheté on osait espérer de lui.
—Qu'entendez-vous par là?
Fleury gratta furieusement ses cheveux indisciplinés:
—C'est vous qui êtes le maître de la situation. Il faut donc être modéré... Cédez-nous la Grande Marnière!
—Rendez la liberté à Robert de Clairefont!
—Vous savez bien que, maintenant, c'est impossible.
—Oui! il est plus facile de faire le mal que de le réparer!
—Ne consentiriez-vous pas à revoir M. Carvajan?