D 1 — Sacrifier son honneur et sa vie à la vie d’un parent ou d’un aimé : — Le Petit Jacques. — Cas où l’aimé est coupable : la Charbonnière (M. Crémieux (1884), le Frère d’armes (M. Garaud, 1887), le Chien de garde (Richepin, 1889). — Même sacrifice, fait, cette fois à l’honneur d’un être aimé : Pierre Vaux (M. Jonathan, 1882).
2 — Sacrifier sa pudeur à la vie d’un proche ou d’un aimé (avec A 1, le cas le plus net et le plus beau) : — Mesure pour Mesure de Shakespeare, Andromaque d’Euripide et de Racine, Pertharite de Corneille ; la Tosca (M. Sardou, 1889). Ex. romanesque du dernier genre : le Huron de Voltaire. Ex. historique : en septembre 1793, Mlle de Sombreuil (sacrifice de la pudeur remplacé par celui d’une répugnance).
XXIIe SITUATION
Tout sacrifier à la Passion
(L’Épris — l’Objet de la fatale passion — la Partie sacrifiée)
A 1 — Une passion détruisant le vœu de chasteté religieuse : — Jocelyn (Godard, 1888). Roman : La Faute de l’abbé Mouret. Comédie : Dhourtta narttaka, et force fabliaux.
2 — Détruisant le vœu de pureté : — Tannhäuser. — Détruisant le respect pour le prêtre : — un côté de la Conquête de Plassans.
3 — Ruinant l’avenir : — Manon (M. Massenet, 1884), Sapho (Daudet, 1885).
4 — Ruinant la puissance : — Antoine et Cléopâtre de Shakespeare, Cléopâtre (M. Sardou, 1890).
5 — Ruinant la santé, l’intelligence et la vie : — la Glu (Richepin, 1883), l’Arlésienne (Daudet et Bizet). Roman (voir C) : le Possédé de Lemonnier. — Passion assouvie au prix de la vie : — Une nuit de Cléopâtre (Gautier et V. Massé, 1885).
6 — Ruinant les fortunes, les honneurs et les existences : — Nana (1881).