Il répondit:

—Va-t'en au diable! c'était bien la peine de me réveiller pour cela!

La belle désolée faisait une résistance assez faible pour se laisser entraîner à Madrid, et, moi, je faisais mes adieux à Rugier en lui expliquant que je voulais aller travailler à mon scénario.

—Comment! tu ne nous suis pas? Cette dame n'a plus d'autre cavalier que toi ... et elle t'avait choisi pour la reconduire.

—Mais j'ai rendez-vous à sept heures chez Meyerbeer, entends-tu bien!

Rogier fut pris d'un fou rire. Un de ses bras était occupé par la Cydalise; il offrit l'autre à la belle dame, qui me salua d'un petit air moqueur. J'avais servi du moins à faire succéder un sourire à ses larmes.

J'avais quitté la proie pour l'ombre ... comme toujours!

[1] Notamment, dans le Courrier de Naples, du théâtre des grands boulevards.

[2] Même sujet que le tableau qui se trouvait chez Victor Hugo.

[3] Heureusement, Alphonse Karr possède le buffet aux trois femmes et aux trois satyres, avec des ovales de peintures du temps sur les portes.