[10] Écoutons Paul Courier, à propos des inscriptions latines: «caméra campotorum leur paraissait beaucoup plus beau que la Chambre des comptes: cette manie dura, et même n'a point passé; des inscriptions qui nous disent en mots de Cicéron qu'ici est le Marché-Neuf ou bien la Place-aux-Veaux.»



[11] Il est à espérer que la révolution de 93 aura donné lieu à la dernière explosion de l'imitation des anciens, et que nous en aurons fini cette fois avec les Léonidas, et les Brutus, et les Régulus, et les grandes odes pindariques, et les consuls, et les tribuns, et toute la défroque de la république romaine ajustée au xixe siècle; c'est quelque chose déjà pour nous que d'avoir le coq gaulois en place de l'aigle classique.

[12] Cette ode était contenue dans le recueil intitulé: Les quatre premiers Livres d'odes de P. de Ronsard vendomois, ensemble et son Boccaige; Paris, G. Cavellat, 1550.

Ronsard avait déjà publié séparément, l'année précédente, l'Hymne de France, Paris, Vascosan, et l'Hymne de la paix, G. Cavellat, 1549. Ces trois pièces très-rares ne sont point indiquées sur le catalogue de la Bibliothèque royale, ce qui a fait commettre à tous les bibliographes une erreur de date touchant la publication des premiers écrits de Ronsard.

[13] Il ne s'agit dans tout ceci que de principes généraux. Nous avançons que le système classique a été fatal aux auteurs des deux siècles derniers, sans porter, du reste, aucune atteinte à leur gloire et au mérite de leurs écrits.


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