—Pas d'effraction, pas de dégradation; il vaut mieux aller trouver mon ami le préfet de police.

»Il prend un fiacre, deux fiacres; il aurait pris quarante fiacres s'il les eût trouvés sur la place.

»A une heure du matin, il faisait grand bruit rue de Jérusalem.

—Je suis Saint-Cricq, je viens demander justice d'un tas de ... polissons; hommes charmants, mais qui ne comprennent pas ..., enfin, qui ne comprennent pas! Où est Gisquet?

—Monsieur le préfet est couché.

—Qu'on le réveille. J'ai des révélations importantes à lui faire.

»On réveille le préfet, croyant qu'il s'agissait d'un complot politique. Saint-Cricq avait eu le temps de se calmer. Il redevient posé, précis, parfait gentilhomme, traite avec aménité le haut fonctionnaire, lui parle de ses parents, de ses entours, lui raconte des scènes du grand monde, et s'étonne un peu de ne pouvoir, lui, Saint-Cricq, aller souper paisiblement dans un café où il a ses habitudes.

»Le préfet, fatigué, lui donne quelqu'un pour l'accompagner. Il retourne au café Anglais, dont l'agent fait ouvrir la porte; Saint-Cricq triomphant demande ses salades et ses chocolats ordinaires, et adresse à ses ennemis cette objurgation:

—Je suis ici par la volonté de mon père et de M. le préfet, etc., et je n'en sortirai, etc.