—Ensuite on allume du feu entre deux pierres; on se procure de l'eau....
—Voilà déjà bien des choses!
—La nature les fournit. On n'aurait même que de l'eau de mer, ce serait la même chose, et cela épargnerait le sel.
—Et dans quoi mettrez-vous la poule?
—Ah! voilà le plus ingénieux. Nous versons de l'eau dans le sable fin du désert..., autre ingrédient donné par la nature. Cela produit une argile fine et propre, extrêmement utile à la préparation.
—Vous mangeriez une poule bouillie dans du sable?
—Je réclame une dernière minute d'attention. Nous formons une boule épaisse de cette argile en ayant soin d'y insérer cette même volaille ou toute autre.
—Ceci devient intéressant.
—Nous mettons la boule de terre sur le feu, et nous la retournons de temps en temps. Quand la croûte s'est suffisamment durcie et a pris partout une bonne couleur, il faut la retirer du feu: la volaille est cuite.
—Et c'est tout?