J'allais à travers les foins nouveaux,
Je relevais ma pelisse de martre
Pour que ma pelisse ne fît aucun bruit,
Pour que mes boutons ne retentissent pas.
Le boyard beau-père n'avait pas entendu.
Il n'avait rien dit à son fils,
A son fils, mon époux.
Pacha regarda sa maîtresse. Deux grosses larmes coulaient de ses yeux.
—Ah! quelle sotte je suis! dit Pacha: qu'ai-je fait? Je n'ai pas su résister à la boyarine. Mais aussi comment pouvez-vous, boyarine, vous laisser impressionner de la sorte par de pareilles chansons?
—Et toi, pourquoi les as-tu apprises! répartit Dounia, jeune fille à l'œil vif et aux sourcils noirs. Je vais chanter, moi, et tu vas voir si la boyarine ne reprend pas sa bonne humeur.