—Mais le voyage à l'étranger?
—Je suis ennemi de ces voyages à l'étranger.—Veuillez suivre mon raisonnement: si le développement tuberculeux commence, ce que nous ne pouvons pas savoir, à quoi sert un voyage? L'essentiel est de trouver un moyen d'entretenir une bonne alimentation.» Et il développa son plan d'une cure d'eaux de Soden, cure dont le mérite principal, à ses yeux, était évidemment d'être absolument inoffensive.
Le médecin de la maison écoutait avec attention et respect.
«Mais en faveur d'un voyage à l'étranger je ferai valoir le changement d'habitudes, l'éloignement de conditions propres à rappeler de fâcheux souvenirs. Et enfin la mère le désire, ajouta-t-il.
—Dans ce cas, qu'elles partent, pourvu toutefois que ces charlatans allemands n'aillent pas aggraver le mal; il faut qu'elles suivent strictement nos prescriptions. Mon Dieu, oui! elles n'ont qu'à partir.»
Il regarda encore sa montre.
«Il est temps que je vous quitte.» Et il se dirigea vers la porte.
Le célèbre docteur déclara à la princesse (probablement par un sentiment de convenance) qu'il désirait voir la malade encore une fois.
«Comment! recommencer l'examen? s'écria avec terreur la princesse.
—Oh non! rien que quelques détails, princesse.