«Le bois est à moi, s'il vous plaît, et il fit rapidement un signe de croix et tendit sa main. Prends mon argent, je prends ton bois. Voilà comment Rébenine entend les affaires; il ne compte pas ses kopecks, bredouilla-t-il tout en agitant son portefeuille d'un air mécontent.
«À ta place je ne me presserais pas, dit Levine.
—Mais je lui ai donné ma parole,» dit Oblonsky étonné.
Levine sortit de la chambre en fermant violemment la porte; le marchand le regarda sortir et hocha la tête en souriant.
«Tout ça, c'est un effet de jeunesse, définitivement, un pur enfantillage. Croyez-moi, j'achète pour ainsi dire pour la gloire, et parce que je veux qu'on dise: «C'est Rébenine qui a acheté la forêt d'Oblonsky», et Dieu sait si je m'en tirerai! Veuillez m'écrire nos petites conventions.»
Une heure plus tard, le marchand s'en retournait chez lui dans sa télègue, bien enveloppé de sa fourrure, avec son marché en poche.
«Oh! ces messieurs! dit-il à son commis: toujours la même histoire!
—C'est comme cela, répondit le commis en lui cédant les rênes pour accrocher le tablier de cuir du véhicule. Et par rapport à l'achat Michel Ignatich?
—Hé! hé!…»