—C'est le sabot qui se sera fendu: ce n'est rien, je vous apprendrai à y mettre un rivet.
—Oui, apprenez-le-moi.
—Oh! c'est bien facile, ce n'est pas un secret; quant au cheval, vous m'en remercierez.
—Je vais le faire amener,» dit aussitôt Rostow pour se débarrasser de Télianine.
Et il sortit.
Denissow, assis par terre dans la pièce d'entrée, les jambes croisées, la pipe à la bouche, écoutait le rapport du maréchal des logis. À la vue de Rostow, il fit une grimace, en lui indiquant du doigt par-dessus son épaule, avec une expression de dégoût, la chambre où était Télianine:
«Je n'aime pas ce garçon-là,» dit-il sans s'inquiéter de la présence de son subordonné.
Rostow haussa les épaules comme pour dire:
«Moi non plus, mais qu'y faire?»
Et, ayant donné ses ordres, il retourna auprès de l'officier, qui était nonchalamment occupé à frotter ses petites mains blanches: