—Kouraguine, sépare-les!
—Voyons, laissez-là Michka, il s'agit d'un pari!
—D'un coup, autrement il a perdu! cria un quatrième.
—Jacques, une bouteille! hurla le maître de la maison, un grand et beau garçon qui se tenait au milieu du groupe, sans habit, sa chemise ouverte sur la poitrine.
—Attendez, Messieurs, voici Pétrouchka, ce cher ami,» dit-il, s'adressant à Pierre.
Un homme de taille moyenne, aux yeux bleus et clairs, dont la voix calme et sobre contrastait singulièrement avec toutes les autres voix avinées, l'appela de la fenêtre:
«Viens ici que je t'explique le pari...»
C'était Dologhow, un officier du régiment de Séménovsky, bretteur et joueur connu, qui demeurait avec Anatole. Pierre souriait et regardait gaiement autour de lui:
«Je n'y comprends rien! de quoi s'agit-il?
—Un moment, il n'est pas gris! Vite une bouteille, dit Anatole, et, saisissant un verre sur la table, il s'approcha de lui: