«En signe d'obéissance, je vous prie de vous déshabiller.»
Pierre ôta son frac, son gilet, sa botte gauche; le franc-maçon lui ouvrit sa chemise du côté gauche de la poitrine, et releva son pantalon, également du côté gauche, plus haut que le genou. Pierre se disposait à répéter la même cérémonie du côté droit, pour en épargner la peine à l'Expert, lorsque celui-ci l'arrêta et lui tendit une pantoufle pour mettre à son pied gauche. Honteux, confus, embarrassé comme un enfant de sa maladresse, il attendait, les bras pendants, les pieds écartés, les instructions qui devaient suivre:
«Enfin, en signe de sincérité, faites-moi l'aveu de votre principal défaut?
—Mon défaut principal? Mais j'en ai tant!
—Le défaut qui vous entraînait le plus souvent à hésiter sur le chemin de la vertu?»
Pierre cherchait:
«Est-ce le vin, la gourmandise, l'oisiveté, la paresse, la colère, la haine, les femmes?» Il les repassait tous, sans savoir auquel accorder la préférence.
«Les femmes!» dit-il d'une voix à peine distincte.
Le frère ne répondit pas, et resta quelque temps silencieux; puis, s'approchant de la table, il y prit le bandeau et l'attacha sur les yeux de Pierre:
«Pour la dernière fois, je vous conjure de rentrer en vous-même; mettez un frein à vos passions, cherchez le bonheur, non pas en elles, mais dans votre cœur, car la source est en nous...»