—C'est vrai, et ce n'est pas vrai, répondit Pierre.

—Voici ses lettres et son portrait, poursuivit le prince André en l'interrompant. Rends-les à la comtesse..., si tu la vois.

—Elle est très malade.

—Elle est donc ici?... Et le prince Kouraguine? demanda-t-il vivement.

—Il est parti il y a longtemps: elle a été à toute extrémité!...

—Sa maladie me fait beaucoup de peine...» Et le sourire méchant de son père passa sur ses lèvres serrées: «Monsieur Kouraguine ne l'a donc point honorée de sa main?

—Il ne pouvait l'épouser, étant marié.

—Et puis-je savoir où se trouve à présent Monsieur votre beau-frère?

—Il est allé à Péters... je n'en sais rien au juste.

—Du reste, cela m'est indifférent. Tu diras à la comtesse Rostow qu'elle a toujours été et est encore parfaitement libre, et que je lui souhaite tout le bien possible.»