«VOILA CE QUE TU AURAS GAGNÉ A ME POUSSER!»
«Qui t'a prié de toucher à mes affaires?» s'écria Volodia, qui entrait dans la chambre juste à ce moment néfaste; du premier coup d'œil il s'aperçut que j'avais dérangé la symétrie de ses bibelots.... «Et où est le petit flacon de couleur? demanda-t-il; et de quoi te mêles-tu?
—Je l'ai renversé sans le vouloir, et il s'est cassé, répliquai-je. En voilà un malheur!
—Je te prie de ne jamais te permettre de toucher à mes affaires, dit Volodia en rassemblant les morceaux du flacon brisé et en les regardant d'un air désolé.
—Voyez! répondis-je; le grand malheur! j'ai cassé un flacon.... Eh bien, que veux-tu que j'y fasse?»
Et je souris, quoique je n'eusse nullement envie de sourire en cet instant.
«Oui, à toi, cela ne te fait rien, mais à moi cela me fait beaucoup ... continua Volodia en remontant une épaule, geste qu'il avait hérité de mon père et signe de son mécontentement.... Tu l'as cassé ... et tu en ris par-dessus le marché. Quel vilain gamin!