Je m'attendais à ce qu'il me souffletât avec le rouleau en me disant: «Vilain garçon, n'oublie pas ta mère ... et reçois le châtiment de ton insensibilité.» Mes prévisions ne furent pas réalisées; au contraire, quand mon père eut fini sa lecture, grand'mère s'écria: «C'est charmant!» et elle me baisa au front.
La boîte, le dessin et les vers furent déposés, avec deux mouchoirs de batiste et une tabatière ornée du portrait de ma mère, sur un guéridon placé à côté du fauteuil voltaire où grand'mère se tenait de préférence.
Tandis qu'elle contemplait, d'un air songeur, la miniature de maman, un des deux laquais, grands comme des géants et qui se tenaient toujours derrière sa voiture, entra pour annoncer:
«La princesse Varvara Ilinichna.»
Grand'mère toujours préoccupée ne répondit pas.
«Ordonnez-vous de les prier d'entrer. Votre Excellence?» répéta le domestique.
«CE SERA PEUT-ÊTRE UN SECOND DERJAVINE.»