Dans vos viviers, dans vos étangs,
Carpes, que vous vivez longtemps!
Est-ce que la mort vous oublie,
Poissons de la mélancolie.


ORPHÉE IV.

La femelle de l'alcyon,
L'Amour, les volantes Sirènes.
Savent de mortelles chansons
Dangereuses et inhumaines.
N'oyez pas ces oiseaux maudits,
Mais les Anges du paradis.


LES SIRÈNES.

Saché-je d'où provient, Sirènes, votre ennui
Quand vous vous lamentez, au large, dans la nuit?
Mer, je suis, comme toi, plein de voix machinées
Et mes vaisseaux chantants se nomment les années.