Il se coucha, la face tournée vers le ciel, dans le chemin bordé de saules couleur de brume.

La nuit était venue avec le clair de lune. Croniamantal vit les moines penchés sur le corps non-chalant de leur frère. Il entendit alors un petit gémissement, un faible cri qui mourut en un dernier soupir. Et lentement ils passèrent à la queue leu leu devant Croniamantal, caché derrière un bouquet de saules.

LA FORÊT GLORIDE

J'aimerais égarer cet homme parmi les spectres qui flottent entre les bouleaux. Mais il fuit vers le temps qui vient et où le voilà revenu.

Un fracas de portes lointaines se changea en un bruit de train en marche. Une voie large, herbue, barrée de troncs, bordée d'énormes pierres fittes. La Vie se suicide. Un sentier que des gens parcourent. Ils ne se sont jamais lassés. Des souterrains où l'air est empuanti. Des cadavres. Des voix appellent Croniamantal, Il court, il court, il descend.

*
* *

Dans le joli bois, Tristouse se promenait en méditant.

TRISTOUSE

Mon cœur est triste sans toi, Croniamantal. Je t'aimais sans le savoir. Tout est vert. Tout est vert au-dessus de ma tête et sous mes pieds. J'ai perdu celui que j'aimais. Il me faudra chercher de-ci de-là, ici et là-bas. Et parmi tous et tous il se trouvera bien quelqu'un qui me plaira.

Revenu des autres temps, Croniamantal s'écria avant d'apercevoir Tristouse et en revoyant la source: