—C'est pour être plus vite dévêtu, en cas de nécessité, me répondit-il. Au demeurant, on s'accoutume vite à sortir peu vêtu. On se passe fort bien de linge, de bas et de chapeau. Je vis ainsi depuis l'âge de vingt-cinq ans et je n'ai jamais été malade.

Ces paroles, au lieu de m'éclairer, aiguisèrent ma curiosité.

—Pourquoi donc, pensai-je, Honoré Subrac a-t-il besoin de se dévêtir si vite?

Et je faisais un grand nombre de suppositions...


Une nuit que je rentrais chez moi—il pouvait être une heure, une heure un quart—j'entendis mon nom prononcé à voix basse. Il me parut venir de la muraille que je frôlais. Je m'arrêtai désagréablement surpris.

—N'y a-t-il plus personne dans la rue? reprit la voix. C'est moi, Honoré Subrac.

—Où êtes-vous donc? m'écriai-je, en regardant de tous côtés sans parvenir à me faire une idée de l'endroit où mon ami pouvait se cacher.

Je découvris seulement sa fameuse houppelande gisant sur le trottoir, à côté de ses non moins fameuses pantoufles.

—Voilà un cas, pensai-je, où la nécessité a forcé Honoré Subrac à se dévêtir en un clin d'œil. Je vais enfin connaître un beau mystère.