—Je vous suis.

—Vous remarquerez, señor, que j'ai en vous plus de confiance que vous ne daignez m'en témoigner.

—Parce que, señor?

—Parce que, moi, je suis sans armes.

Le jeune homme haussa les épaules.

—Vous agissez comme bon vous semble, dit-il froidement; peut-être avez-vous tort, peut-être avez-vous raison... Qui saurait le dire?

—Je ne crains pas d'être assassiné.

—Si cette insulte s'adresse à moi, elle frappe à faux; de ce que je prends des précautions contre vous, il ne s'ensuit pas nécessairement que je sois capable de vous assassiner, ainsi que vous le dites.

Le partisan hocha la tête d'un air de doute.

—On se munit d'armes, continua le jeune homme avec un accent incisif pour se garantir des attaquas des bêtes fauves, sans avoir pour cela le désir de les combattre.