—C'est bon, dit-il enfin, ce que dit mon frère doit être vrai, Gueyma le remercie et lui offre sa main.
—Je l'accepte avec empressement, car depuis longtemps déjà j'aime le capitao, répondit le partisan, en pressant la main que lui tendait le chef.
—Maintenant, quelles sont les preuves que mon frère me donnera?
Zéno Cabral fouilla sous son poncho et en retira un quipu[2] qu'il présenta sans répondre au chef.
Celui-ci le saisit vivement et se mit aussitôt à le déchiffrer, avec la même rapidité qu'un Européen lit une lettre.
Peu à peu, les traits du chef reprirent leur rigidité marmoréenne; puis, après avoir complètement déchiffré le quipu, il le tendit au Cougouar, et se tournant vers Zéno Cabral, qui suivait tous ses mouvements avec une anxiété secrète:
—Maintenant que je sais l'insulte qui m'a été faite, dit-il froidement, mon frère me donnera sans doute les moyens de me venger.
—Peut-être y parviendrai-je, répondit le partisan.
—Pourquoi avoir le doute sur les lèvres quand la certitude est dans le cœur? reprit Gueyma.
—Que veut dire le capitao?