—Au revoir, maître, patience, et à bientôt!
—A bientôt, Tyro; quant à la patience que tu me recommandes, je tâcherai d'en avoir.
L'Indien remonta l'échelle, disparut par l'ouverture, et, après avoir dit une dernière fois adieu à son maître, il referma la trappe.
Émile se trouva seul.
Il demeura un instant immobile, plongé dans des réflexions assez sombres; mais bientôt, secouant la tête à plusieurs reprises, il s'assit sur la butaca et se mit en devoir d'attaquer les vivres placés devant lui sur la table.
—Soupons, dit-il, cela me fera passer toujours une heure, d'autant plus que je me sens un appétit formidable. C'est égal, ajouta-t-il la bouche pleine, au bout d'un instant, lorsque, à mon retour en France, je raconterai mes aventures d'Amérique, du diable si on me croira!
Et, remis en joie par cette réflexion, il continua gaiement son souper.
[Renvoi 1]Peaux de moutons teintes et préparées.