—Non, répondit l'Indien; maintenant je vais aller les rejoindre afin de leur apprendre quels sont les hommes que j'ai vus. Mon absence a été longue; les visages pâles s'inquiètent promptement. Je pars.
—Un instant encore, fit Balle-Franche. Puisque le hasard nous a réunis, peut-être vaudrait-il mieux ne plus nous séparer; nous aurons peut-être avant peu besoin les uns des autres.
—En effet, qu'en pensez-vous, chef? Vaut-il mieux que ce soit nous qui vous accompagnions à votre camp ou préférez-vous nous rejoindre.
—Nous viendrons ici.
—Hâtez-vous donc, car je suis curieux de savoir ce qui vous est arrivé depuis notre séparation au gué del Rubio.
—L'Aigle-Volant est un bon payntzin—coureur,—répondit le chef, mais il n'a que les pieds d'un homme.
—En effet, pourquoi donc n'êtes-vous pas venus à cheval?
—Nos chevaux sont restés au camp de la grande rivière; une piste se suit mieux à pied.
—Il est facile de remédier à cela. Combien êtes-vous?
—Quatre.