Une sueur froide baigna les tempes du pulquero; il connaissait trop bien les bandits de son pays pour leur faire l'injure de douter de leurs paroles.

—Eh bien! lui demanda l'autre en armant le pistolet, avez-vous réfléchi?

—¡Cáspita! caballero, ne jouez pas avec cela, je vais essayer.

—Pour mieux réussir, voici la bourse, fit don Toribio.

Le pulquero s'en empara avec un mouvement de joie dont il est impossible de donner une idée; puis, il se dirigea lentement vers la porte du couvent, tout en cherchant dans sa tête comment il pourrait s'y prendre pour gagner honnêtement la forte somme qu'il venait de recevoir sans courir le moindre risque, problème, nous l'avouons, dont la solution n'était pas facile à trouver.

[1] Mot à mot: Pain et sel pour les cavaliers errants.


[VIII.]

Une ténébreuse histoire (fin).

Le pulquero s'était enfin décidé à obéir. Soudain une pensée lumineuse traversa son cerveau, et ce fut le sourire aux lèvres qu'il souleva le marteau pour frapper.