Après s'être informé auprès des factionnaires des motifs de leur appel, il salua poliment l'étranger, le pria d'attendre un instant et rentra laissant la porte ouverte derrière lui, mais presque aussitôt il reparut précédant un capitaine en grande tenue de service.

Le cavalier salua le capitaine et réitéra la demande qu'il avait précédemment adressée aux factionnaires.

—Je suis désespéré de vous refuser, señor, répondit l'officier, mais la consigne nous défend d'introduire qui que ce soit dans le palais avant huit heures du matin; veuillez donc, si la cause qui vous amène est sérieuse, revenir à l'heure que je vous indique, rien ne s'opposera à votre introduction. Et il s'inclina comme pour prendre congé.

—Pardon, capitaine, reprit le cavalier, encore un mot, s'il vous plaît.

—Dites, señor.

—C'est que ce mot, il est inutile qu'un autre que vous l'entende.

—Rien de plus aisé, señor, répondit l'officier en s'approchant jusqu'à toucher l'inconnu; maintenant parlez, je vous écoute.

Le cavalier se pencha de côté et murmura à voix basse quelques paroles que l'officier écouta avec les marques de la plus profonde surprise.

—Êtes-vous satisfait maintenant, capitaine?

—Parfaitement, señor; et se tournant vers le sergent immobile à quelques pas: Ouvrez la porte, dit-il.