Cuellar, intérieurement flatté des paroles du comte, lui sourit gracieusement.

—Hum! dit-il, ce que vous dites là peut être vrai jusqu'à un certain point. Bref, quels sont ces otages que vous désirez, et combien en voulez-vous?

—Un seul, señor, vous voyez que c'est bien peu.

—Bien peu, en effet, mais quel est cet otage?

—Vous-même, répondit nettement le comte.

—¡Canarios! fit Cuellar en ricanant, vous n'êtes pas dégoûté! Celui-là vous suffirait en effet.

—Aussi n'en voulons-nous pas d'autres.

—C'est fort malheureux.

—Pourquoi donc?

—Parce que je refuse, ¡caray! Et qui me servirait de caution, à moi s'il vous plaît?