—Vous m'avez dit tout à l'heure que si quelqu'un survenait par hasard nous serions avertis aussitôt.
—Oui, je vous ai dit cela, en effet.
—Je ne comprends pas du tout comment cela peut se faire.
—Bien simplement: vous voyez cette galerie, n'est-ce pas?
—Oui.
—Elle aboutit par une espèce de regard d'un mètre carré environ, recouvert de broussailles et impossible à reconnaître, juste à l'entrée du sentier par lequel il est seul possible de pénétrer dans le bois; or, par un effet singulier d'acoustique dont je ne me charge nullement de vous donner l'explication, tous les bruits de quelque nature qu'ils soient, même les plus légers, qui se produisent proche de ce regard sont instantanément répercutés ici, avec une netteté telle qu'il est de la plus grande facilité de reconnaître leur nature.
—Oh! Alors je ne suis plus inquiet.
—D'ailleurs, lorsque les personnes que nous attendons seront arrivées, nous boucherons ce trou qui nous sera inutile et nous entrerons et sortirons par cette galerie qui, s'ouvre là derrière vous.
Tout en donnant ces explications à son ami, l'aventurier avait quitté une partie de ses vêtements.
—Que faites-vous donc? reprit Dominique.