Le vaquero poussa un soupir qui n'échappa pas à son interlocuteur.
—Je n'ai pas vu Dominique, dit-il, en changeant subitement de ton; est-ce qu'il dort encore?
—Oh! Non, vous l'avez trop bien instruit, monsieur; il est toujours le premier levé de nous autres.
—Comment se fait-il qu'il ne soit pas ici, alors?
—Ah! dit avec hésitation le vaquero, il est sorti; dam, il est libre de ses actions, maintenant qu'il a vingt-deux ans!
—Déjà! murmura l'aventurier d'une voix sombre. Puis, secouant brusquement la tête:
—Déjeunons! dit-il.
Le repas commença sous d'assez tristes auspices, mais grâce aux efforts de l'aventurier, bientôt la gaîté première reparut, et la fin du déjeuner fut aussi joyeuse qu'on pouvait le souhaiter.
Tout à coup López entra brusquement dans le rancho.
—Señor Loïck, dit-il, voici votre fils; je ne sais ce qu'il amène, mais il vient à pied et conduit son cheval par la bride.