—Cependant il est de mon devoir...
—Pas un mot de plus sur ce sujet, je vous en prie, señor, toute insistance de votre part serait pour moi une mortelle injure; je fais mon devoir en vous sauvant la vie, je n'ai droit à aucune récompense.
—Agissez donc à votre guise.
—Promettez-moi d'abord de ne pas soulever d'objection à ce que je jugerai convenable de faire dans l'intérêt de votre salut.
—Je vous le promets.
—Bien; de cette façon nous nous entendrons toujours. Le jour ne tardera pas à paraître; nous ne devons pas demeurer ici plus longtemps.
—Mais, où irai-je? Je me sens si faible qu'il m'est impossible de faire le plus léger mouvement.
—Que cela ne vous inquiète pas; je vous mettrai sur mon cheval et en le faisant marcher au pas, il vous portera sans trop de secousses en lieu sûr.
—Je m'abandonne à vous.
—C'est ce que vous pouvez faire de mieux; voulez-vous que je vous conduise à votre demeure?