PHOTO DRUET
PROJET D'AFFICHE POUR LE «DIVAN JAPONAIS»
Lautrec dessina aussi maintes couvertures de livres. Voici les plus connus de ces livres: L'étoile rouge, par Paul Leclerq; L'exemple de Ninon de Lenclos, amoureuse, par Jean de Tinan; Les courtes joies, poésies de Julien Sermet; La Tribu d'Isidore, roman de mœurs juives, par Victor Joze; Le fardeau de la Liberté, par Tristan-Bernard; Le chariot de terre-cuite, par Victor Barrucand; Les jouets de Paris, par Paul Leclerq; Babylone d'Allemagne, roman de mœurs berlinoises, par Victor Joze, etc., etc.
Ces couvertures sont toutes légèrement traitées, à peine effleurées souvent; et certaines de ces lithographies rappellent encore, par leur sobriété, les délicates lithographies que crayonna Whistler. Mais, bien entendu, nous ne visons une fois de plus que la finesse du trait, que le peu de surcharge de l'arabesque.
Notons ici que ces rares lithographies ont fait un heureux sort aux livres qu'elles illustrent. Le texte importe peu, quand on a le plaisir d'avoir un si personnel dessin sur la couverture; et l'on trouve, du reste, toutes les bonnes raisons de ne pas lire le livre, pour ne pas salir, pour ne pas défraîchir le beau dessin qui le garde.
Éditeurs, croyez-nous, ayez toujours de beaux dessins sur les couvertures de vos livres!
D'ENSEMBLE
Au bout de cet examen si superficiel et si incomplet de l'œuvre de Lautrec, pouvons-nous nous demander quelle place est la sienne dans l'enchaînement de l'art moderne?