Oui! il n’y a que la rigoureuse mesure du monde dans ce torse, ces cuisses et ces jambes. C’est l’expression des grands styles de l’humanité. Comme une feuille qui se retourne, tel apparaît le torse de cette femme couchée, dans la plus rigide et la plus simple loi.
La géométrie pouvait-elle épouser un plus jeune corps pour se faire valoir?
Cet œil, ce nez, ces joues, ces lèvres, cette grappe de fruits!
Ce n’est pas un corps qui se découvre, c’est la fraîcheur du temps, c’est l’entraînement de l’art.
L’ombre ondule de joie sur ce torse immobile. Après avoir présenté ses plans lumineux, ses cuisses et ses jambes, tout est perdu, le flanc boit maintenant la lumière.
«Mais j’ai découvert la cuisse, et la lumière s’est glissée le long d’elle, de la jambe et du pied également,—en demi-teinte.
«Qu’il faut peu de chose pour cacher un chef-d’œuvre!
«Cette cuisse est maintenant éclairée, et je découvre bien d’autres charmes dans cette corne d’abondance qu’est la vie. Que d’effets fulgurants qui sortent de ce corps!
«L’ombre s’avance de proche en proche sur la statue animée.
«Comme un serpent, l’ombre se couche au long du joli corps!