—Je connais mieux leur dit-il; en Algérie, dans le Sud, près des sources de Bou-Mursoug, on en rencontre des quantités. Il fit même la description d'un tombeau, ouvert devant lui, par hasard;—et qui contenait un squelette, accroupi comme un singe, les deux bras autour des jambes.
Larsonneur, qu'ils instruisirent du fait, n'en voulut rien croire.
Bouvard approfondit la matière, et le relança.
—Comment se fait-il que les monuments des Gaulois soient informes, tandis que ces mêmes Gaulois étaient civilisés au temps de Jules César? Sans doute, ils proviennent d'un peuple plus ancien?
—Une telle hypothèse, selon Larsonneur, manquait de patriotisme.
—N'importe! rien ne dit que ces monuments soient l'oeuvre des
Gaulois.—Montrez-nous un texte!
L'académicien se fâcha, ne répondit plus;—et ils en furent bien aises, tant les Druides les ennuyaient.
S'ils ne savaient à quoi s'en tenir sur la céramique et sur le celticisme c'est qu'ils ignoraient l'histoire, particulièrement l'histoire de France.
L'ouvrage d'Anquetil se trouvait dans leur bibliothèque; mais la suite des rois fainéants les amusa fort peu, la scélératesse des maires du Palais ne les indigna point;—et ils lâchèrent Anquetil, rebutés par l'ineptie de ses réflexions.
Alors ils demandèrent à Dumouchel quelle est la meilleure histoire de
France.