—Inutile! reprit le maire on connaît vos opinions.
—Cependant?…
—Ah! prenez garde, je vous en avertis! Prenez garde.
Bouvard n'insista plus.
Gorju alors, se tourna vers Pécuchet:—Et vous, patron, vous ne dites rien?
Pécuchet baissa la tête, comme s'il eût douté de son innocence.
Le pauvre diable eut un sourire d'amertume.—Je vous ai défendu, pourtant!
Au petit jour, deux gendarmes l'emmenèrent à Falaise.
Il ne fut pas traduit devant un conseil de guerre, mais condamné par la correctionnelle à trois mois de prison, pour délit de paroles tendant au bouleversement de la société.
De Falaise, il écrivit à ses anciens maîtres de lui envoyer prochainement un certificat de bonne vie et moeurs—et leur signature devant être légalisée par le maire ou par l'adjoint, ils préférèrent demander ce petit service à Marescot.